
Dans ce nouveau pays, les priorités sont de boire de la bonne eau fraîche, pas au goût de piscine et de prendre une bonne et vraie douche ! Effectivement les 2 premiers jours sur le bateau c’était se savonner et sauter dans la mer, on ne se sent pas plus propre, et les 2 jours suivants, carrément pas possible de prendre une douche !
Le soir on a rendez-vous avec Cap’tain Ron pour qu’il nous rende les passeport car il s’est occupé de notre tampon colombien. On commence à s’inquiéter, 1h30 après l’heure fixée, il n’est toujours pas là et ne répond pas au téléphone. On commence à avoir des mauvaises pensées, on lui a tous payé la totalité du voyage et lui a laissé nos passeports (il disait qu’il pourrait en retirer beaucoup d’argent). Il n’en est rien, 30 minutes plus tard il arrive (sans nos passeports), il s’était juste endormis et a loupé les heures d’ouvertures de bureau… normal, ça correspond bien au personnage du Cap’tain Ron !
Soulagés le lendemain quand il nous les rendra, on visite la vieille ville et en tombe amoureux ! La plus belle ville avec architecture coloniale visitée jusqu’à présent ! On s’y sent bien !
Faut quand même continuer la route. Nos sacs on rétrécit depuis le début du voyage, une nouvelle façon d’empaqueter et on laisse quelques trucs qu’on a plus besoin derrière nous (on a presque plus rien !).
Prochaine destination Medellin, on visite la ville, industrielle et estudiantine. La ville grimpe sur les deux côtés de la vallée. Il y a une extension au métro, incluse dans le prix du billet, un téléphérique monte sur un des flancs de la vallée, ce qui offre une magnifique vue. On visitera aussi les nombreux parcs de la ville, peuplés par les sculptures de Fernando Botero, un artiste colombien. On ne prendra pas le temps de visiter la tombe de Pablo Escobar, à quelques km de là.
Direction Popoyán, surnommée la ville blanche, du à l’uniformité de couleur des bâtiments. Depuis là on part un jour à Silvia, où a lieu tous les mardis un marché, pour lequel descendent tous les indigènes depuis les montagnes, dans leurs beaux habits traditionnels.
Ensuite on part pour Tierradentro, 5 heures de bus pour 100 km sur une piste. Pour rejoindre le site, on passera à plus de 3000 m d’alt, c’est bizarre, en Suisse ce serait déjà enneigé à cette altitude !
On arrive dans un petit village, St Andres de Pisimbala, abandonné par les touristes, car la guérilla est apparemment active dans le coin. Du coup les locaux sont contents de voir des étrangers, on est super bien accueillis.
De là on visitera les différents sites archéologiques, qui sont des tombes souterraines peintes et des sculptures. Plus impressionnant que ces sites, sont le paysage et le calme de la vallée qu’on découvre en faisant les quelques heures de marche qui les séparent.
A nouveau en route à travers montagnes et vallées, on évitera de justesse plusieurs choques frontaux (ils n’hésitent pas à dépasser dans les virages en montagne avec des gros bus) pour rejoindre Ipiales.
La ville n’est pas charmante en soi, mais l’attraction est le Sanctuaire de Las Lajas, construit sur un rocher à plus de 40 m au dessus de la rivière. Une apparition de la vierge et plusieurs miracles ont été observés dans la région, d’où la construction du sanctuaire.
En général dans ce pays, les gens sont super aimables et serviables, beaucoup plus qu’en Amérique Centrale. Le pays est l’un des plus beau qu’on a vu. Il faut qu’on y retourne, car on y a beaucoup de chose à y voir ! Malheureusement les bus sont un peu chers, pour le double du prix on peut voyager en avion.
On n’a pas vu de violence et il n’y a eu aucun souci, au contraire, le pays bénéficie d’une grande présence policière et militaire qui nous donne un sentiment de sécurité (tout de même il faut rester un minimum prudent, comme d’hab’). Plus que des guérilleros, ce sont les flics qui nous auront importunés. Lors d’un voyage de nuit où, pour une fois, on dormait bien, c’est la police qui nous réveille à 4 heures du matin. Etant les seuls touristes, on est les seuls à devoir descendre du bus et direct ils nous demandent combien d’US dollars on a sur nous. Mais n’ayant rien à nous reprocher, on les laisse vider nos sacs, prend le temps de répondre à leur question calmement et n’auront pas un sou de nous ! L’espagnol nous aide bien et, à la fin, ils nous salueront comme si on était meilleurs amis du monde.
Avec une moyenne de 30 degrés pendant ces 6 derniers mois, faut se réhabituer au froid, car on va être en haute altitude dans les Andes et en ce moment on met déjà le pull quand il fait 20 degrés…
Après 2 semaine « de course » en Colombie, on va décélérer un peu le rythme et consacrer au moins 1 moins par pays pour la suite du voyage. |