
Et oui, faut passer la frontière... la Colombie c'est déjà finis. Deux semaines c'est trop court pour traverser un si grand et intéressant pays! On s'attend à se faire fouiller par les douaniers, à la recherche de quelques grammes de poudre, vu que le pays est fameux pour ça. Mais non, rien du tout... on passe tranquillement en Equateur en regardant les photos des membres de la FARQ sur un paneau « WANTED », content de ne les pas avoir connus de trop près !
On prend le bus direction Ibarra et sommes heureux de retrouver les marchands ambulants qui montent sur le bus, vendre leurs empanadas et autres quincailleries. On passe quelques jours dans cette ville, se baigner dans l'ambiance des marchés, mais surtout se préparer mentalement et matérielement pour le prochain trek. Celui-ci doit durer 5 jours, faut donc des provisions.
C'est partit pour Quiroga où se trouve la lagune de Cuicocha, qu'on va contourner en 2 jours. Normalement ça ne prend que 6 heures, mais on reste pour y camper : superbe vue, sur deux îlots dans le cratère d'un volcan, entourés d'une lagune.
Petite décéption en se réveillant le matin, le brouillard couvre le paysage et la pluie menace... ce qui nous pousse à raccourcir le trek et directement aller à Quito.
Après le calme de la montagne, retour dans une grande ville où ça klaxonne, ça insulte, où le stress des gens nous ratrappe et qu'on se rend compte que pas tout le monde est en vacances (c'est méchant, mais on a une petite pensée pour vous)...
Nous aussi on devra courir, car notre disque dur externe où toutes nos photos des 6 derniers mois sont stockées a pris froid ! Aaah ça c'est le pire, perdre tous ces souvenirs, heureusement qu'il y en a quelques unes sur le blog. Rien à faire, personne pour le réparer ici, espérons qu'on aura plus de succès en Suisse...
Sinon on profite d'aller au « milieu du monde », pas loin de Quito, faire plein de photos dans toutes les positions possibles sur la ligne de l'équateur, sautant par dessus la latitude 0º-0'-0'' passant entre l'hemisphère nord et sud. On ne sera pas seuls, c'est bourré de touristes se pressant pour faire des photos qui se ressemblent toutes à part le visage des gens.
Un autre coin bien fréquenté par les touristes, mais qui est resté plus taditionel : Otavalo, un petit village indigène. Tous les samedis s'y tient un marché artisanal, datant de la période Inca. On se fera un plaisir d'y déambuler et d'y marchander le prix de 2-3 souvenirs ; on descend facilement jusqu'à la moitié du prix de la marchandise et se rend compte de sa juste valeur quand les marchands commencent à s'énerver.
Direction Baños, où la ville a été évacuée quelques jours avant notre arrivée, car le volcan Tugurahua qui la surplombe menaçait d'une éruption. Quand on y était, à part les directives d'évacuations, on n'a rien vu... même pas le volcan, caché derrière une couche de brouillard !
On a profité des fameux bains thermaux de la ville et de découvrir la région en VTT. Sur la route ils proposaient du saut à l'élastique ; tentés, un peu sur un coup de tête, on se lance dans le vide... aucun des deux n'avait pensé faire ça un jour ! Bonne montée d'adrenaline !
Une autre noveauté pour nous, on déguste à une des spécialités du coin, le cochon d'inde. Très bon, le goût est entre le lapin et le poulet, mais avec une peau plus dure et quelques poils grillés qui restent.
Ensuite c'est le début de la course au train... On veut prendre le train depuis Riobamba, qui est décrit comme un convoin spéctaculaire suspendu entre terre et ciel, passant par la Nariz del Diablo. Ne circulant que 3 fois par semaines, les billets se vendent vite.
La première fois : plus de billets le soir pour le lendemain. OK, pour ne pas perdre du temps on prend directement le bus de nuit - qui sera bloqué un bon moment par des glissements de terrain - et profite d'aller quelques jours à la plage, à Montañita. On fera connaissance d'un sympathique shapeur, qui fabrique des surfs en bois (balsa) et nous invite à découvirir son atelier, ce qui enchantera Christian, qui accepte l'offre de revenir pour travailler (on saura où il passera ses vacances l'année prochaine).
Train, deuxième essais : ayant prit un bus de nuit, on est de retour à Riobamba à 7 heures du mat' et un jour en avance. Le chef des billets nous dit que les billets ne se vendent que dès 8heures. Tranquilles, on se trouve un petit hôtel et essaie de récuperer quelques heures de sommeil... à 9h de retour devant la billeterie, le même gars nous dit que tous les billets sont vendu, qu'il fallait être là à 8 heures !?! On croyait que c'était une blag, mais non !... A ce moment là on commençait à moins aimer ce train !
Troisième essais : d'acc, on ne peut pas le prendre depuis Riobamba, alors on part le lendemain matin à 4 heures en bus pour Alausi, c'est après cette gare que le train passe par l'endroit le plus impressionant. Cette fois c'est bon, on est dans la file pour acheter les billets... mais nouveau coup : éboulement, le train est bloqué et ne circulera pas aujourd'hui !
Ce n'est qu'en revenant une quatrième fois, ayant fait des allers-retours dans « tout » le pays, qu'on aura ces foutus billets (non sans peine) et qu'on pourra faire notre petit tour en train. Bien que c'était joli, ça ne valait pas tous ces efforts, car finalement pas si spectaculaire que ça !
Entre ces quelques essais, on a visité les ruines d'Ingapirca et sommes descendus à Cuenca pour notamment découvrir la fabrication des fameux chapeaux, les Panamas.
Pendant notre séjour en Equateur, c'est là qu'on a eu le pire des « temps de chien », et en même temps on a eu de la chance, car on a bien visité sans être bloqué trop longtemps dans des éboulements ou inondations ; mais surtout, les nouvelles tous les jours par contre étaient tristes, beaucoup d'inondations et tous les désagréments qui s'ensuivent : maladies, pertes de tout ce que les habitants ont (même si ce n'est « pas grand chose », c'est leur gagne pain). C'est la première fois depuis 25 ans qu'ils ont autant de pluie.
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