
Palenque
Après une nuit dans le bus, on pose nos affaires et décide de chercher des informations sur la ville, c’est toujours mieux comme point de départ. Mais cette fois ci, on se fait plutôt “couilloner”. Le gars qui est censé nous donner des info, essaye de nous vendre des tours, et malheureusement, il y arrive!
On va visiter les ruines de Palenque l’après-midi. Vu que c’est la saison morte, il n’y a personne et on profite un max. Ces ruines font partie des plus belles, le site est énorme, perdu au milieu de la jungle et nous fait penser au “Livre de la jungle”, Christian se prend pour Mowgli... et espère voir Bagera.
Le soir on dort dans une cabañas, qui se trouve aussi au milieu de la jungle. Le soir on va matter un film avec quelques méxicains, Rush Hours 3 (DVX pirates qu’on peut acheter au marché pour rien du tout, mais on voit les gens qui se lèvent au milieu de la session), mort de rire!
Auberge : une nuit a Palenque, à El Panchan, un super site dans la jungle avec quatre différents “hôtels” qui proposent de cabañas. On choisis les moins chères, pas super propore, mais avec une fourmillière en prime dans la chambre (gratuite). On vous conseille l’endroit mais choisisez pas les mêmes cabañas que nous.
Le deuxième jour à Palenque, on part donc avec le tour que le gars a réussis à nous vendre. L’argument était que les chutes qu’on voulait visiter se trouvent à moitié chemin de St-Cristobal, où on veut aller après. On a donc inclu le transport jusqu’à la ville et les visites des chutes.
On a vu Misol-Ha, Agua Clara et Agua Azul. Les chutes étaient magnifiques, malgré que pas de couleur bleue, car c’est la saison des pluies.
Finalement le prix du tour organisé n’était pas tant plus cher que si on avait était par nos propres moyens, mais bien plus pratique, car nos sacs étaient en sécurité et c’était comfortable.
St-Cristobal de la Casas
Arrivés à St-Cristobal de la Casas, la température baisse, ça fait du bien! On se croirait en montagne en Suisse. La ville se trouve à 2’120 mètres d’alt.
On est tellement bien dans cette ville, qu’on y reste 5 jours. On y voit nettement plus d’idigènes en habits traditionnels. Les gens sont plus tranquilles, on s’y sent comme à la maison.
On passe deux jours à traîner dans la ville, visiter notamment le centre de médecine Maya. Très intéressant de voir comment ils utilisent les plantes et les prières (les poulets passé par dessus le corps pour enlever les mauvais esprits) pour guérir les gens malades. On y voit aussi comment se font les accouchements (à genoux, face au maris qui participe pleinement à la mise au monde de son enfant). D’un côté, cette médecine traditionnelle est bien, mais d’un autre côté ça fait peur quand on voit le nombre de gens qui en meurent.
Superbe auberge, une des plus chère, bien que pas tant cher. Près du centre, cuisine, propre, feu le soir et bonne ambiance. Rossco Backpackers.
Cañón del Sumidero
Un jour, on va faire un tour sur le Cañón del Sumidero, impressionant de se retrouver au fond de cette gorge, à 1km du sommet. On y a vu des crocodiles et un singe. Au retour, on s’arrête à Chiapa de Corzo, déguster un pozole de Cacao (cacao avec épices, maïs et eau, se boit très froid), délicieux!
Zinacantán – San Juan de Chamula
On attend d’être dimanche pour aller visiter les villages indigènes, on y a été avec un guide, plus sûr et ça nous amène plus d’informations.
Particularité, il y est intérdit de prendre des photos, à part à certains endroits précis avec une vue d’esemble du paysage. Pour les indigènes, prendre une photo d’eux, c’est comme de voler leur âme; tout de même, certains se laissent photographier pour 1-2 pesos.
Zinacantán est le premier village visité. Ils portent des habits hornés des fleurs qu’ils cultivent. Visite d’une famille, où on peut essayer les habits traditionnels, même les tenues de mariage, et déguster leur nourriture de tous les jours.
La deuxième destination, San Juan de Chamula, nous marquera à vie!!! Non seulement dimanche est le jour du marché, ce qui regroupe beaucop de monde, mais en plus on est tombé un jour où ils fêtaient un saint en particulier (on ne se rappelle plus lequel). Donc, on se retrouve au milieu de la place du village, tous les villageois en habits traditionnels (jupe en laine pour les femmes, pancho en laine et chapeau cowboy pour les hommes) nous entourants. Lorsque la procession sort de l’église, la musique joue à fond et les hommes du village font péter des pétards (ils fabriquent des petits canons bourrés de poudre noire), détonations assourdissantes, la guerre c’est de la rigolade à côté. Tout le monde se met un peu à stresser... Les photos sont donc intérdites sur cette place et l’autorité du village surveille : les supérieurs se trouvent dans un petit kiosque en hauteur et désignent les “coupables” ayant commis des infractions. C’est alors que déboulent une horde de “policiers”, aussi en pancho et chapeau cowboy, ils se distinguent seulement par le bâton qu’ils portent, pour attraper le coupable.
Au milieu de tous les feux, impressionés par l’ambiance, tout d’un coup ces “flics” viennent par chez nous et prennent Angela par le bras en questionnant par des signes les supérieurs pour savoir si c’est la bonne personne. Ils demandent si elle a pris des photos, elle reste tant bien que mal tranquille et sort son appareil pour prouver que non. Notre guide, qui n’aura pas de pourboire, les ayant vu venir, s’est esquivé gentillement. Du coup, plus de peur que de mal, la horde (sur-excitée) a préféré s’attaquer au bourré du village.
On est content de ne pas avoir pris de photo, surtout quand on voit un touriste courire, poursuivis par une soixantaine de ces “flics”, se faire arracher le sac et recevoir des coups de bâtons. Les hommes du village s’en mêlent et lui donnent aussi des coups, il se fait emmener en prison, escorté par bien plus que 60 personnes.
Ensuite on rentre dans l’église, on rentre dans un autre monde. Rien à voir avec les églises européennes... Pas de chaise, les indigènes sont à genoux, couchés par terre. Le sol est jonché d’aiguilles de pain, l’air est saturée par la fumée du copal. Il y a plusieurs petits orchestres qui jouent à fond, et plein de bougies partout. Les familles viennent faire leur prière (en Maya) et rite, en brûlant un nombre et couleur spécifique de bougies selon ce qu’ils veulent guérir ou “demander” (bonne récolte,...). Ils boivent du posch et Coca (!), pour rôter, ce qui expulse le mauvais esprit de leur corps, se frottent des oeuf et passent des poulet sur leur corps. Bref, ambiance surnaturelles pour nous.
El Chiflón
Cette cascade, peu connue des touristes, nous a été conseillée... donc on y va!
On campe dans le parque naturel, au bord de la rivière, tout seuls dans les bois. Le lendemain on part voir les cascades, les premières, normales, 25-35 mètres... la dernière, 120m! Waw! Enorme! On va voir depuis le mirador en face et on est trempés en 2 secondes par le souffle de l’eau.
Lagunas des Montebello
Le Guatemala se rapproche, avant, on fait un corchet par ces lagunes. Ce sont une vingtaine de lacs, de différentes couleurs et aspects, ça promet d’être beau!
On campe au bord du lac nommé Bosque Azul, à nouveau, on est seuls au monde, avec une vue superbe sur le lac depuis notre tente. Sur le chemin à notre destination, ils essayent tous de nous vendre des tours des lacs à cheval, pied ou camionnette. Cette fois on se fait pas avoir, on marchande les prix et réussis à avoir un bon compromis entre cheval et voiture, on leur dit qu’on confirme le lendemain.
On se prépare un bon souper au coin d’un feu de bois, et voit le reflex des yeux d’un animal qui nous observe au coin de la maison abandonnée. Angela qui craint pour son souper, commence à être tendue. Quelques minutes plus tard, on l’entend rôder autour de nous, et plus tard au tour de la tente. On dors avec le couteau suisse (!) sous l’oreiller.
Le lendemain on se reveille et c’est la grosse pluie. Du coup, on abandonne l’idée du tour des lacs et surtout, tous les gens qui nous avaient proposé des tours... n’était pas là! On s’engage donc pour la Messilla, la douane du Guatemala,qu’on passera comme une lettre à la poste!
Hasta luego Mexico y “buen dia” Guatemala! |